Profession diététicien

Le diététicien nutritionniste est un professionnel de santé paramédical, spécialiste de la nutrition et de l’alimentation.

La nutrition est la science qui étudie les processus physiologiques entre la nourriture et la santé (étude sur des maladies, enquête sur des populations).

La diététique est la science de l'équilibre alimentaire. Elle utilise la nutrition en tant que soin en y intégrant une dimension culturelle et sociale liée aux pratiques alimentaires.

Notre métier

Le diététicien est un rééducateur spécialisé. Il est le seul praticien de santé reconnu pour ses multiples compétences et connaissances (biochimie, biologie, psychologie comportementale, physiologie, régimes thérapeutiques...) qui soit autorisé à dispenser des conseils diététiques, à participer à l'éducation nutritionnelle des patients atteints de troubles métaboliques ou de l'alimentation, et ce, par un diagnostic et un bilan diététique personnalisés.

En tant que spécialiste de l'alimentation il apporte son expertise à différentes échelles dans plusieurs domaines (sport, agroalimentaire, restauration collective, ONG, associations, marketing, cabinets médicaux et surtout hôpitaux).

C'est un [ré]éducateur spécialiste de l'alimentation et des équilibres nutritionnels

Le terme nutritionniste n'a pas de reconnaissance légale. C'est un simple adjectif qualificatif qui ne définit pas une profession ni une qualification, mais un domaine d'exercice.
 


Nos études

Deux types de formation existent en France se déroulant sur deux années d'études par écoles publiques, privées, formation initiale classique, par alternance ou correspondance.

  • Le BTS (Brevet de technicien Supérieur) :  comportant 20 semaines de stages (en restauration collective en 1ère année puis en établissements de santé en 2ème année). En France, une vingtaine d’établissements dont 7 publics préparent à ce diplôme après sélection sur dossier et entretien.
  • Le DUT (Diplôme Universitaire de Technologie génie biologique option diététique) : la première année étant un tronc commun avec d'autres spécialités.

La réforme des études est en cours et devrait passer à 3 ans d’études après le baccalauréat.

L'EDNH de Paris propose une 3ème année d'études après le BTS diététique sous forme de Bachelor. C'est le seul Bachelor reconnu par le Répertoire National des Certifications Professionelles. 


La Loi et les textes

Depuis janvier 2007, le diététicien est reconnu comme professionnel de santé à part entière par la Loi 2007-127 article 14.

Le titre de diététicien est reconnu et protégé par le ministère de la santé (loi 86-76 du 17/01/86; décrets 88-403 et 88-404 du 20/04/88).

L’article de loi (L437-1) donne la définition de la profession de diététicien :

Est considérée comme exerçant la profession de diététicien toute personne qui, habituellement, dispense des conseils nutritionnels et, sur prescription médicale, participe à l'éducation et à la rééducation nutritionnelle des patients atteints de troubles du métabolisme ou de l'alimentation, par l'établissement d'un bilan diététique personnalisé et une éducation diététique adaptée. Les diététiciens contribuent à la définition, à l'évaluation et au contrôle de la qualité de l'alimentation servie en collectivité, ainsi qu'aux activités de prévention en santé publique relevant du champ de la nutrition.


Obligation d'enregistrement de notre diplôme auprès de l'Etat :·

L’article de loi (L4371-5) 

Les diététiciens sont tenus de faire enregistrer sans frais leur diplôme, certificat, titre ou autorisation auprès du service de l'Etat compétent ou de l'organisme désigné à cette fin. En cas de changement de situation professionnelle, ils en informent ce service ou cet organisme. Il est établi, pour chaque département, par le service de l'Etat compétent ou l'organisme désigné à cette fin, une liste des membres de cette profession, portée à la connaissance du public. Nul ne peut exercer la profession de diététicien si son diplôme, certificat, titre ou autorisation n'a été enregistré conformément au premier alinéa.


Protection contre contre l'exercice illégal de la profession :

L’article de loi (L4372-1) modifié par LOI n°2009-526 du 12 mai 2009 - art. 125 

L'exercice illégal de la profession de diététicien est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 Euros d'amende.

Les personnes physiques encourent également les peines complémentaires suivantes :

a) L'affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues par l'article 131-35 du code pénal ;

b) La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit, conformément à l'article 131-21 du même code ;

c) L'interdiction définitive ou pour une durée de cinq ans au plus d'exercer une ou plusieurs professions régies par le présent code ou toute autre activité professionnelle ou sociale à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise, suivant les modalités prévues par l'article 131-27 du code pénal.

Le fait d'exercer l'une de ces professions ou activités professionnelles malgré une décision judiciaire d'interdiction définitive ou temporaire est puni des mêmes peines que celles prévues au premier alinéa du présent article.

Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l'article 121-2 du code pénal, de l'infraction définie au présent article encourent, outre l'amende suivant les modalités prévues par l'article 131-38 du code pénal, les peines prévues par les 2° à 9° de l'article 131-39 du même code.L'interdiction mentionnée au 2° de l'article 131-39 du même code porte sur une ou plusieurs professions régies par le présent code ou toute autre activité professionnelle ou sociale à l'occasion de l'exercice de laquelle l'infraction a été commise.


Protection contre l'usurpation du titre de diététicien :·        

L’article de loi (L4372-2) modifié par LOI n°2009-526 du 12 mai 2009 - art. 125

L'usage sans droit de la qualité de diététicien ou d'un diplôme, certificat ou autre titre légalement requis pour l'exercice de cette profession est puni comme le délit d'usurpation de titre prévu à l'article 433-17 du code pénal.

Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l'article 121-2 du code pénal, de l'infraction définie au présent article encourent l'amende prévue à l'article 433-17 du code pénal suivant les modalités prévues par l'article 131-38 du même code, ainsi que les peines prévues aux 2° à 4° de l'article 433-25 du même code.

 

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